Mercredi 17 septembre 2008






            Quand les mélanésiens allaient dans les champs pour la journée, voire pour plusieurs jours si les champs étaient éloignés, et qu' ils ne disposaient pas des moyens modernes de conservation des aliments et qu'ils n'y allaient pas en voiture, ils se préparaient un bougna ( plat très typique d'ici ). Mais pour pouvoir le manger chaud, ils avaient une technique très intéressante qui nous a été exposée lors d'une journée du patrimoine sur "les gestes oubliés".






     On prépare donc le bougna. On dispose sur le sol de l'écorce de "niaouli" un arbre qui a la particularité d'avoir une écorce épaisse qui s'épluche et qui surtout protège le tronc lors des feux de forêts car cette écorce est très résistante à la chaleur et aux flammes. Et c'est toute une technique que d'éplucher le tronc en faisant des morceaux les plus importants possible.
       On dispose ensuite des feuilles de protection qui sont souvent des feuilles de bananier ( mais pas sur la photo, ce sont des feuilles que l'on a trouvé sur place ).
      On fait ensuite le bougna proprement dit: des tranches d'igname, de patate douce, de banane "poingot" qui se mangent cuites, de la papaye, et au choix soit de la viande soit du poisson ( et on a mis du poisson ) et on complète avec des épices et un peu de lait de coco.






           On dispose ensuite des pierres brûlantes, qui étaient disposées depuis un très long moment dans un feu pour qu'elles absorbent bien la chaleur, et qui vont donc restituer cette chaleur, tout autour et au dessus de la préparation.
















         On procède alors à l'emballage de l'ensemble avec les écorces de niaouli qui sont disposées avec soin, car il ne faut pas qu'il y ait de pertes de chaleur.
        Et on termine le travail en ficelant le paquet avec des lianes découpées dans des feuilles de cocotier ou de bananier.
        Les jeunes qui effectuaient le travail n'avaient jamais fait cela! et ils avaient quelques difficultés!!
       Et une fois terminé, c'est surprenant de constater que ce four est étanche. La chaleur est gardée à l'intérieur et on peut toucher: c'est tout juste chaud!
      Dans le passé, les agriculteurs partaient aux champs avec le four sur l'épaule ou attaché dans le dos.
      Et 2 ou 3 heures plus tard le bougna était cuit et ils pouvaient le manger. C'est quand même mieux que de vulgaires sanwichs mais c'est légèrement plus long à préparer.

















Pour finir, on a bien entendu dégusté le résultat pratiquement 2 heures plus tard. C'était bien cuit, presque trop pour le poisson mais que c'était bon!!!




Je ne peux pas vous faire goûter! Tant pis pour vous!!

Par gerard et françoise
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Mercredi 10 septembre 2008

       


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     La "savonnette" est le nom local que l'on donne à un coquillage que l'on trouve dans le sable le long des plages, que l'on nomme " le clovisse" et qui s'apparente à notre palourde. Ce sont des femmes de l'île de Belep, au nord de la grande terre, qui sont venues les cuisiner dans le cadre de la journée du patrimoine organisée sur Nouméa.

             Ces coquillages sont d'abord fermés avec des lanières découpées dans des feuilles de bananier parce que souples et solides.




            






















 Ensuite ils sont disposés dans une marmite, par couches successives: une couche de savonnette, une couche de légumes locaux ( ignames, patates douces, bananes à cuire....), une couche de savonnettes, et ainsi de suite. Ensuite les femmes complètent avec du lait de coco qu'elles font, bien sûr, avec des noix fraîches préalablement rapées. Il va s'en dire que ce travail est fait par plusieurs femmes qui travaillent dans la bonne humeur, les rires et la joie.









  










                Il ne reste plus qu'à faire cuire le contenu de la marmite une petite demi-heure, et à déguster.

              J'ai personnellement bien apprécié, ce qui n'a pas été le cas de tout le monde! Beaucoup ont trouvé que le goût était fort! (Ce n'était pas du surgelé!!)






Pendant la même journée on a eu la possibilité de goûter à un plat préparé avec des anémones de mer!!! Je ne pensais pas, et je n'étais pas le seul, que l'on pouvait les ceuillir et encore moins les manger! Et je n'ai pas trouvé celà très bon: celà, dans la bouche, est un "doux" mélange de cahoutchouc avec pas mal de sable!!!






















Nous avons aussi goûté à un gâteau, le "mwata ré nê" à base de fruits du palétuvier.
Il faut ramasser les fruits, les éplucher,et les piller. Ensuite faire tremper pendant 3 semaines dans l'eau de mer la mixture obtenue enveloppée dans un torchon. On mélange avec du sucre, et du coco rapé. On dispose la pâte obtenue dans une lanière de feuille de cocotier que l'on ferme avec des lanières de feuilles de bananier. On met dans une marmite et on fait cuire avec un peu d'eau! Et c'est vachement bon!!!
 Très peu de mélanésiens présents n'avait mangé ces deux derniers plats, et celà se comprend vu le délai de préparation pour le gâteau!!





Et bien sûr tout fini par une danse. Ici celle de " l'anguille".


      

Par gerard et françoise
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Dimanche 7 septembre 2008
Vous allez bientôt pouvoir voir de "superbes" photos. Il suffit juste que je les trie, que je les annote et que je vous les envoie. Mais cela risque de prendre du temps car je travaille MOI.
Par gerard et françoise
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Dimanche 7 septembre 2008
La France a perdue 3-1 en qualification pour le prochain mondial.
Et bien la Calédonie a aussi perdue 3-1 contre la Nouvelle-Zélande en qualification pour la coupe du monde!!
Allez les bleus!!!!!
Par gerard et françoise
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Dimanche 7 septembre 2008

 

Oui je sais que ce n’est pas drôle comme premiers articles.

Mais c’est important de comprendre l’histoire pour comprendre le présent.
Cela explique la diversité de la population calédonienne.

Il y a donc les Canaques qui sont les premiers occupants de l’île, qui ont été chassés des bonnes terres sur la grande terre, qui ont souffert de l’occupation française, qui ont été décimés par les maladies apportées par les européens.

Il y a aussi les descendants des bagnards ( qui constituent la population caldoche, en grande majorité)  qui se sont vus libérés du bagne et qui se sont installés sur les meilleures terres, très souvent.

Il y a les métros  ( ou les zoreilles ) qui représentent le pouvoir administratif, militaire et policier et j’en passe.

Et il y a tous ceux qui sont venus pour le nickel, surtout des wallisiens.

Et il y a les classiques asiatiques qui sont là pour le commerce presque exclusivement.

Cela fait une population très diverse et colorée. Mais ce n’est pas la France « black, blanc, beur » car il n’y a pratiquement pas de « beurs » ici, même si il existe un local qui fait office de mosquée pour ceux qui sont musulmans. Mais pratiquement on ne parle pas sur «  le caillou » ( nom que l’on donne à la Calédonie ), de ramadan.

 

Par gerard et françoise
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